mardi 6 décembre 2016

Une obscure clarté.

Ce sont des femmes et des hommes qui font la politique donc « Partout où il y a des hommes il y a de l’hommerie ». (Saint François de Salles)

Marine Le Pen fera des voix mais peut-être pas autant que nous le pensons.

François Fillon fera des voix mais peut-être pas autant que nous le pensons.

Le candidat écologique ne fera pas beaucoup de voix. L’électorat écologiste va se diviser, une partie va aller vers Mélanchon, l’autre partie vers Macron.

S’il n’y a pas de candidat centriste il est possible que l’électorat centriste aille vers Macron.

Manuel Valls ferat-il un bon score? Ou connaîtra-t-il le sort d’Hillary Clinton, de Nicolas Sarkozy, d’Alain Juppé, de Mattéo Renzi?

Une partie de l’électorat socialiste va aller vers Mélanchon et une autre partie vers Macron.

Mélanchon fera des voix mais peut-être pas autant que nous pensons.

L’extrême gauche ne fera pas beaucoup de voix.

Comment se fera la majorité qui gouvernera notre pays ensuite? Qui peut m’aider à y voir clair?

Dernier remarque et non la moindre, les médias peuvent dire, écrire, montrer ce qu’ils veulent, les électeurs font ce qu’ils veulent ensuite dans l’isoloir. Et ils se déterminent sans doute en fonction de ce qu’ils vivent dans leur quotidien.


dimanche 4 décembre 2016

Construire demain oui, casser la baraque non.

Je suppose qu’il faut mettre la phrase de François Fillon « J’ai envie de casser la baraque » sur le compte de l’ivresse du meeting politique devant une foule enthousiaste qui vous porte et vous exalte.

Je suis grand-père. Je fais partie des nantis.

Je n'ai pas envie de casser la baraque.


En 1989 la chute du communisme nous a été présentée comme la fin de l’Histoire, le triomphe du bien sur le mal, la victoire de la démocratie, la promesse d’un avenir radieux dans la prospérité, la paix et le bien-être. En fait très vite nous sommes passés de la fin de la guerre froide à la guerre chaude.

La multiplication des conflits dans lesquels nous sommes désormais engagés coûtent à mon avis bien plus chers que les fonctionnaires et les immigrés. Ils ont bon dos et sont les nouveaux boucs émissaires des temps modernes.

Désormais nul ne sait vraiment de quoi sera fait notre futur.

Probablement d’imprévus sur le plan intérieur et extérieur.

Si je considère que le progrès est une bonne chose en soi je m’interroge souvent sur l’usage qui en est fait. Et sur l’usage qui pourrait en être fait à l’avenir.

Je n’ai pas peur du futur mais je le sens tendu et imprévisible. J’aimerais qu’il soit plus apaisé qu’actuellement.


mardi 29 novembre 2016

Sa jeunesse, sa gentillesse et son calme nous réconfortent.

Nous étions cinq cents, six cents, peut-être plus, réunis le dimanche 27 novembre 2016 dans l'Eglise de Casteljaloux pour accompagner Dominique Raffray dans son ordination diaconale.

Monseigneur Herbreteau a rappelé que nous n'avons plus le temps d'avoir le temps, nous n'aimons pas attendre; nous sommes toujours en mouvement dans une agitation trépidante, une forme de fuite en avant qui nous enlève le goût de Dieu.

Eh bien pendant deux heures nous avons pris le temps d'écouter la présentation du chemin vers la prêtrise de Dominique. Nous avons pris le temps d'écouter et méditer les lectures des textes du prophète Isaïe et de Saint Paul. Nous avons pris le temps de chanter. Et quand une foule aussi nombreuse chante, les vibrations sonores qui montent de nous caressent les corps et les coeurs. C'est prenant.  

Nous avons sagement attendu la fin de la cérémonie pour nous approcher de Dominique et lui dire quelques mots. "Ta jeunesse, ta gentillesse et ton calme nous réconfortent".  

Après deux heures de cérémonie passées très vite nous avons prolongé ces moments de paix et de non violence par un pot de l'amitié à la salle de La Bartère suivi d'un repas "panier partagé".  

Alors que souvent nous avons l'impression d'un manque de prêtres, dimanche il fallait plusieurs mains pour compter sur les doigts les prêtres présents venus entourer Dominique.

« Nous avons besoin de prêtres pour renouveler le monde. » (Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars, 1786/1859)

Première rencontre avec Dominique sur la route menant au couvent de Vaylats, Lot.

Division, désunion, destruction.

Mon dictionnaire me donne comme définition du diable: « celui qui divise, désunit, détruit ». 

J’ai parfois l’impression que le diable est aux commandes du Monde depuis quelques années. 

La gauche en France est divisée, désunie, détruite par les années Mitterrand et par les années Hollande sur le plan intérieur et par le stalinisme sur le plan extérieur. 

Elle ne fait plus rêver les foules. Elle n’a plus de projet utopique enthousiasmant. 

Et pour le moment les voix les déçus de gauche n’ont pas trouvé de porte-parole. 

François Fillon (encore un François :-) ) sera peut-être notre prochain président de la République. Si la droite lepéniste, sarkoziste, juppéiste et la droite centriste ne lui savonnent pas la planche. Personnellement je le trouve moins pire que Donald Trump et Hillary Clinton. 

J’aimerais que notre pays sorte des guerres et des querelles intestines. Et qu’il retrouve un peu de paix à l’extérieur et à l’intérieur. C’est pas gagné.

dimanche 13 novembre 2016

Voix du peuple voix de Dieu?

« Dès lors, M. Trump, tout en cultivant un style anti-système, serait la quintessence du système. »

Je partage ce point de vue.
(Source: https://maximetandonnet.wordpress.com/2016/11/11/systeme-antisysteme/)

 Et pour ce qui du peuple qui a toujours raison pour moi il n’existe pas ,tout comme la gauche n’existe pas, la droite n’existe pas. Il existe des peuples au sein d’un même peuple, des gauches, des droites au sein de la gauche et de la droite. Certains aiment le peuple qui se détourne de la gauche, fustige les élites, les intellectuels, les journalistes les politiciens; le peuple qui soutient Franco, Salazar, Pinochet, Berlusconi. En général ils aiment moins le peuple qui coupe les têtes, qui soutient les révolutionnaires transformant leur pays en goulag. Et vice versa. Certains aiment le peuple qui fait des révolutions d’octobre ou de printemps mais n’aiment pas le peuple qui etc…etc…

Le peuple c’est vous , c’est moi, c’est nous. Il peut s’emballer pour les uns ou les autres. Crier vive le roi, à mort le roi. Vive Pétain à mort De Gaulle puis le contraire quelques années plus tard. S’emballer pour Obama hier et aujourd’hui pour Trump. Porter au pinacle une idole, un sportif, un chef suprême un jour et le laisser mourir dans la misère le lendemain (je pense au Général Boulanger) . Le peuple peut se tromper comme tout un chacun. Napoléon III a fait un triomphe électoral aux cinq référendums qu’il a organisés. Cela s’est terminé par le désastre de 1871. Etc…etc…

Vox populi vox dei pas si sûr que ça.
(Voix du peuple voix de Dieu)

vendredi 11 novembre 2016

Le touriste exige, le pélerin remercie.

Lorsque nous marchons en tant que pélerin vers Saint-Jacques de Compostelle, nous avons le temps de nous poser de stupides questions du genre: "Pourquoi parvenons-nous tous à nous entendre et à vivre en harmonie sur le "Camino" (1), et pas dans le monde?"

Sur le Camino, il y a des personnes de tous les horizons, de toutes les nationalités, de toutes les langues, de toutes les cultures et de toutes les convictions. J'y ai vécu en parfaite harmonie avec les autres car chacun tenait autant compte d'autrui que de soi-même. Et cela sans efforts. Quelques exemples: nous partagions notre nourriture, nous cédions volontiers nos onguents, nos crèmes et autres pansements anti-ampoules, nous nettoyions les sanitaires après usage, nous proposions de porter une partie du sac de ceux qui peinaient, nous cédions notre lit du bas aux plus âgés dans les gîtes équipés de lits superposés. Echanges permanents, sourire rayonnants, regards complices. Tout cela coulait de source, se passait spontanément et dans la bonne humeur.

Quand la vie en commun est fluide et bouillonnante, elle est pure comme l'eau d'un torrent.

Quand nous nous cantonnons dans la mare de notre égoïsme, la vie stagne et croupit.

Que faut-il faire pour que la vie quotidienne soit également une fête de tous les instants? La vie n'est-elle pas un grand Camino où l'arrivée sera ce moment immensément important qu'est la mort? Il est crucial de nous forcer à garder notre spontanéité, à garder notre sens de l'humour, à ne pas nous laisser dévorer par des sollicitations de toutes sortes, d'éteindre notre télévision, de parler et de rire avec les autres, de nous contenter de plaisirs simples, de recevoir les amis moins formellement, de ne pas accumuler, de moins acheter car nous "portons" tout ce que nous possédons et tout marcheur sait que pour avancer librement il faut garder son sac léger; il est crucial de sourire, c'est vecteur d'énergie, de se ressourcer dans des lieux de prière, de silence et de méditation, de se retirer du monde pendant quelques jours pour régénérer.

Le pélerinage est un chemin où nous pouvons être seul ou en groupe selon notre humeur. Il faut pouvoir alterner les deux approches. Il faut apprivoiser ses larmes, ses émotions. Il faut se prendre en amitié et sourire de ses petits défauts. La vie sur le Camino est simple, très simple. Efforçons-nous dès lors de simplifier notre vie au maximum. Ne gardons que l'essentiel. Travail de tri difficile certes mais indispensable pour avancer. Soyons légers!

Soyons également accueillants par rapport aux évènements et aux autres. Beaucoup de gîtes en Espagne ont une affichette: "Le touriste exige, le pèlerin remercie". Remercions la vie pour ce que nous avons au lieu de convoiter de façon infantile ce que nous n'avons pas. Même quand il pleuvait des cordes, que le vent arrachait nos ponchos, que nos pieds glissaient en tous sens dans la boue, que les douches étaient froides le soir au gîte, nous riions et nous avions le sentiment d'une forte et belle journée.

Nous avons aucun pouvoir sur les évènements qui viennent à nous mais nous avons le pouvoir de changer notre attitude vis-à-vis de ces évènements.

Encourageons-nous les uns les autres à nous battre sans cesse pour vivre heureux. Nous le méritons!

(Témoignage d'un pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle)

(1) Camino: le chemin.




mardi 8 novembre 2016

La Toussaint.

Impossible de voir cette « fête » comme un événement joyeux.

Pas de bonbon ni de citrouille grimaçante.

Je scrute la route humide pendant que me pensées grésillent aussi fort que la radio.

Les mains sur le volant, je pense à vous, mes Absents.

Mes Absents dont la présence me réchauffe un peu chaque jour.

Vous êtes dans ces petites gouttes de pluie glissant sur le pare-brise.

Vous êtes sans doute ces feuilles jaunissantes qui s’envolent sur des chemins terreux.

Vous êtes ces arbres aux branches alambiquées et fines, laissant les rayons du soleil vous traverser.

Mes Absents, au regard bienveillant d’une nature automnale.


Inès Bourgeois.